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"Comme un dimanche" : Homélie de Monseigneur Boulanger

Le baptême de Jésus

Il y a du bonheur à devenir un baptisé. Dans la vie, il ne s’agit pas de naître. On n’a pas choisi de naître. L’essentiel dans la vie, c’est de renaître et là tu peux choisir chaque jour de renaître. Et même celui qui n’a plus que quelques jours à vivre peut choisir de mettre un peu plus de vie dans chaque heure qui lui reste à vivre. Être baptisé, c’est choisir de renaître chaque jour avec Jésus. À l’âge de 9 ans, Amélie souhaitait être baptisée. Elle n’avait pas été catéchisée. Ses parents étaient incroyants et ils avaient refusé tout contact avec l’Église. Pendant plusieurs années, elle n’avait plus osé en parler avec sa famille. À l’occasion de ses 16 ans, ses parents lui ont demandé ce qu’elle souhaitait comme cadeau pour son anniversaire. À leur grande surprise, elle leur a répondu « être baptisée ». Ils sont restés de marbre car ils ne s’attendaient pas à une telle réponse. Ils lui ont simplement dit : « C’est ton affaire ! Quand tu seras majeure tu feras ce que tu voudras. C’est à l’âge de 21 ans qu’Amélie a été baptisée. Ses parents ne sont pas venus, bien sûr. Devant  un groupe de jeunes confirmands de 13-15 ans qui lui posaient des questions sur le sens de son baptême, Amélie a simplement dit « Je voulais être baptisée parce que je savais que Jésus voulait me rendre heureuse ». Retenez bien ce mot d’Amélie : « Je savais que Jésus voulait me rendre heureuse. »

Une remontée

Il y a du bonheur à vivre son baptême. Le baptême est fait pour le bonheur de l’être humain. Si vous pouviez lire les lettres de jeunes ou d’adultes qui demandent le baptême, vous seriez surpris de leur joie d’être baptisés. La plupart ont connu des moments difficiles. C’est ce qu’exprime par exemple Christiane qui a 33 ans et qui a reçu le baptême cette année au mois d’avril : « Cela fait maintenant 16 mois que j’apprends et découvre la vie de Notre Seigneur. J’ai également découvert qu’il a toujours été près de moi. J’ai eu une enfance très difficile. Je m’en suis toujours sortie. Je me sentais repoussée. Je devais toujours aller plus loin, réussir, m’en sortir. J’ai toujours pensé que j’avais une bonne étoile, mais pour moi c’est le Seigneur qui a toujours veillé sur moi. Je désire recevoir le baptême afin de lui dire merci de tout ce qu’il a fait et fait encore pour moi. »

Voici encore un extrait d’une lettre d’une maman de 45 ans : « Je demande le baptême car ma famille ne m’a jamais parlé de Dieu ou de la religion même si j’allais quelque fois à la messe lorsque j’étais lycéenne dans un lycée privé. Ma vie a été marquée par des périodes tristes… J’étais dans une telle détresse que je me suis sentie abandonnée de tous mais pas de Dieu. J’ai toujours tourné mes espoirs vers Lui et je l’ai souvent prié. J’ai également prié Marie à qui je confiais mes peines. Et durant ces années, j’ai continué à ressentir la présence de Dieu, son Amour, sans prendre le temps de demander le baptême. Je sais maintenant le bonheur que j’aurai pu avoir et je regrette de ne pas m’être mis plus vite en chemin à la suite de Jésus. Aujourd’hui ma vie a retrouvé le calme que j’ai espéré depuis mon enfance. Je connais enfin l’amour d’une famille et je sais que ce bonheur je le dois à Dieu. Je me sens apaisée. Une nouvelle vie s’ouvre pour moi. Une vie où je suis sûre de l’Amour de Dieu et de sa présence à mes côtés au quotidien. Il ne m’a jamais ignorée. Il a veillé sur moi. »

Oui vous aussi, frères et sœurs et vous les jeunes vous êtes aimés de Dieu et du ciel puissiez vous entendre une voix comme Jésus : « C’est toi ma fille bien aimée ; c’est toi mon fils bien-aimé en toi j’ai mis tout mon amour ». Dans l’Évangile, il est dit que Jésus, a été baptisé par Jean-Baptiste, c’est à dire qu’il a été plongé dans l’eau. Mais après cette plongée le ciel s’ouvrit. C’est tout un symbole. Prenez l’image de la piscine. Tout le monde est capable de plonger. Mais est-ce que tout le monde va remonter à la surface ? Cela suppose de savoir nager. Il en est ainsi de la vie. Elle est bien souvent une plongée. On imagine à 20 ans que la vie ressemble à la trajectoire d’un Airbus qui décolle pour atteindre l’altitude de 10 000 mètres. Et puis, on enlève les ceintures et on se laisse porter. Mis à part quelques trous d’air, la vie serait un long trajet tranquille. La vie est tout le contraire. Elle ressemble à une courbe sinusoïdale avec des hauts et des bas. Il y a des joies et des épreuves, des réussites et des échecs. Il y a des moments où l’on est dans le creux. Qui va me permettre de remonter ? Voilà la question. Et c’est cela le baptême. Nous sommes baptisés dans la mort et la résurrection de Jésus. Chaque jour nous vivons notre baptême. C’est Jésus, le Vivant, Lui qui est sorti de l’eau où l’on peut se noyer, qui nous aide à remonter à notre tour. Rappelle toi : dans la vie il ne s’agit pas de naître. Dans la vie, il s’agit chaque jour de renaître avec Jésus. Amen.

+  Jean-Claude BOULANGER
Évêque de Bayeux-Lisieux. 

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